Jeudi 14 janvier 2010...Arronax....
VISITE DU CYCLOTRON ARRONAX...
Accélérer des particules et les envoyer sur une cible… Mais pour quoi faire ?
Une visite au cyclotron Arronax de Nantes s’impose dès lors qu’on se pose cette question insolite.
Les particules, les astronomes amateurs en connaissent quelques unes. Certaines alimentent la fusion nucléaire, le moteur des étoiles et d’autres nous tombent dessus jour et nuit et qu’on appelle rayons cosmiques ou vent solaire selon la provenance.
On sait qu’elles sont extrêmement petites voire même encore plus petites et qu’on en manipule sur Terre de manière plus ou moins courante , Arronax en a choisi quelques unes pour les projeter sur une cible et la transformer en élément radioactif !
Le mot est lâché ! Radioactif !
Et pêle-mêle on amalgame Hiroshima, Tchernobyl, Tricastin, le stade de Gueugnon ou bien les stocks d’uranium de Tomsk7 …
Effectivement la radioactivité est un peu partout qui couvre de nombreux domaines d’activité !
Il y a celle générée dans les centrales nucléaire pour produire de l’électricité, aujourd’hui « non polluante ».
Celle qui détruit un maximum de choses pour le plaisir de celui qui la largue …
Celle qui stérilise en cachette certains produits alimentaires…
Celle qui transforme génétiquement des plantes pour le bien des plus pauvres.
Celle qui est répandue accidentellement dans la nature lorsqu’on est pas à sa place ou bien malhonnête…
Et puis il y a celle qui cherche, qui aide au diagnostic et qui soigne ! Celle d’Arronax.
J’ai eu la chance de participer à une séance spéciale (Merci André) qui, entre les explications et la visite, nous a tenu scotchés un peu plus de 2H30.
Je ne me lancerai pas dans les explications. Jacques Martino, Directeur du laboratoire Subatech de Nantes, notre guide à cette occasion, arrive bien mieux que quiconque à tout faire passer.
Ses outils, à cette fin, ont fait appel au périphérique de Nantes, à un ballon de rugby, une cigarette, un crayon et je ne sais plus trop quoi !
Je n’ai donc qu‘ un conseil : Allez voir Arronax et le cyclotron n’aura plus de secrets pour vous qui aurez par la même occasion compris la médecine nucléaire
Hervé
Jacques Martino, notre mentor, face à la partie accélération du cyclotron et proche d’une perche utilisée pour « stripper » le projectile et lui faire quitter ce cercle infernal en direction de la cible. (Il s’agit de lui ôter ses 2 électrons pour lui faire tourner la tête vers la sortie ).
Le cyclotron de 3m de diamètre avec, sur le dessus, l’usine a gaz qui génère les particules . La partie « utile », celle où sont accélérés les projectiles (à 30% de la vitesse de la lumière) se situe verticalement dans les 30cm du milieu
Les particules éjectées du cyclotron vont dans un tube entouré d’aimants jaunes qui servent à focaliser le faisceau vers une autre pièce où se trouve la cible
Le cyclotron est dans une enceinte de béton de 3m70 d’épaisseur. Evidemment les portes sont faites en conséquence et elles coulissent pour s’encastrer dans la structure. Lorsque le cyclotron fonctionne, il n’y a personne dans le blockhaus et les portes sont hermétiquement fermées.>
Les particules arrivent dans une autre salle où elle vont aller s’écraser sur une cible choisie en fonction du radio élément voulu. Avant de s’écraser n’importe comment, des aimants ( jaunes ) vont faire en sorte qu’elles aillent un peu partout sur la cible. Il paraît que le faisceau décrit des figures de Lissajous … (bon souvenir d’école…) Sur la photo, la cible est complètement au bout du tube.
La cible devenue radioactive va être transférée par « pneumatique » aux chambres de manipulation. On peut voir le tube aller sur la gauche de la photo et partir en souterrain. Il n’est évidemment pas question d’aller les chercher à la main …
La chambre ou à l’aide de bras manipulateurs les techniciens vont traiter la cible et la conditionner sous forme de solution.
Merci Hervé pour cette visite.....A bientôt..







